Beaver Time

Publié le par MCM

Cette fois, nous avons pris la tangente sévère en allant nous promener dans la nature, grande et sauvage du parc provincial de l'Algonquin: près de 8000 kilomètres carrés (imaginez-vous un parc aussi grand que le département des Pyrénées Atlantiques ou du Puy-de-Dome!) de forêt et de lacs perchés, entretenus par la savante technique de barrage des castors.
Nous avons donc marché, marché et marché encore pour traquer les petites bestioles qui échappent aux roues des pick-ups canadiens surdimensionnés. Les seuls raton-laveurs et porc-épics que nous ayons pu contempler avaient effectivement une bonne partie de leurs entrailles étalées sur le macadam (mais bon, je ne vais pas encore faire d'anti-américanisme primaire n'est-ce pas?).
Trois jours de balade et de camping au bord de lac avec mes parents et Lor. Assez pour passer une des nuits les plus froides de ma vie en tente (plus froide que l'Ecosse promis) : ne jamais au grand jamais orienter une tente avec les pieds vers le lac car cela met votre tête du côté d'où vient le courant d'air qui s'engouffre jusqu'aux pieds de votre sac de couchage vert fluo, quand la nuit se rafraîchit et atteint les 3-4°C conventionnels d'un mois d'août en Algonquin. Assez pour se faire saucer aussi et manquer de se prendre une amende parce que l'on avait osé brûler du bois mort (y'a que ça ici; les agents de l'ONF hurleraient en cette contrée) que l'on n'avait pas acheté au camp (Lor dira que je suis de mauvaise foi mais j'assume). Assez en tout cas pour s'émerveiller de la gaucherie des castors quand ils mettent pied à terre, du long cou curieux des loutres quand elles s'entraînent aux épreuves de natation synchronisée en marécages, la course surprise du vison quand, à l'orée du soir, il vous tombe dessus alors que bon, il se dit que tiens c'est le moment de sortir parce que le touriste canadien eh bien à cette heure là il est censé s'empiffrer de junk food et de glace en allumant son feu de camp conventionné (pas de mauvais esprit bon sang...).
Franchement, c'était assez magique, y compris les bruits un peu inquiétants de l'orignal quand il décortique les érables de leurs feuilles. Avoir sous les pieds un tel espace inspire un respect total et confirme que l'on n'est vraiment là que pour gâcher tout ça. Bon, promis, dès que la vidéo du castor sera dispos, on la mettra an ligne. En attendant, voici déjà quelques photos.
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Publié dans intothewilderness

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D
Et vous en avez bouffé de l'orignal ?? Il parrait que c'est super bon.
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T
jolie excursion les enfants !!! pis une nuit fraiche au mois d'aout ... j'en reve !!!juste une petite chose, quand la photo du castor monstre s'est affichee j'ai d'abord cru a un hippopotame ... enfin je dis ca je dis rien ... apres tout je fais de l'entomo moi ...  ;  ]
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B
Ah la la. ça me fait pleurer tout ça. Mais qu'est-ce que je fous à Paris, je vous le demande !! ça fait plasir de voir que vous en profitez. Bon, pis la prochaine fois, t'achètes ton bois au drugstore dans son sac en plastique, non mais ...
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