Yet all I see is sea
Islands (ex-Unicorns)je vous en avais déjà parlé. Avec leur Return to the sea (2006), ils ont signé l'album pop le plus réussi depuis Homegrown (1994) de Dodgy et Different Class (1995) de Pulp. Islands: des québecois qui chantent en Anglais, rien d'étrange à ça, c'est quand même plus probable que de voir un Ontarien se mettre à la langue de Molière. Des montréalais qui savent tout faire, à l'image d'Arcade Fire déjà représenté. Return to the sea démarre sur ce Swans (Life after death) et ses neuf minutes miraculeuses. On pourrait acheter ce disque rien que pour celle-là. Et le reste est presque aussi bien.
Un petit Air aussi aujourd'hui. Talkie Walkie (2004), parce qu'il est plus pop qu'ambient est sans doute mon album favori d'Air . Avec comme toujours cette évidence musicale implacable. En extrait le Alone in Kyoto composé pour le Lost in Translation de Sophia Coppola.
Enfin, Take my Head (1999), le disque mal aimé d'Archive: pas les merveilles trip-hop de Londinium (1996) ni les tubes de progueux de You all look the same to me (2002) ou Noise (2004), mais pour autant, pleins de choses à y glaner, comme d'habitude. The Way you love me est de ces titres maintes fois chantés sous la douche, dansés, avalés avec les kilomètres de métro parisien. Ode aux chansons que j'ai trop écoutées.
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