Wok story
Je peux comprendre que la deuxième raison invoquée pour expliquer le retour au pays des expatriés Français au Canada soit la gastronomie, tant l'inquiétude des lecteurs de ce blog et amis en général quant à notre alimentation semble généralisée. Pas encore parti, le Français est déjà convaincu qu'il va détester ce qu'il trouvera à manger au Canada (c'était mon cas a priori).Nous avons, après six mois des tas de raisons de tempérer cette crainte:
1- En Ontario où nous vivons, nous sommes à un vrai carrefour culturel et maraîcher: on trouve donc pleins de fruits et légumes variés, ainsi que tous les condiments dont rêvent les expérimentateurs de la cuisine. Spécialement ceux qui sont dotés d'un wok en fonte comme nous, depuis l'heureux passage de mes parents. Bon c'est également le pays du choux du rutabaga, des bettes et du petit pois, mais c'est le lourd héritage de l'Union Jack, n'est-il pas?
2- La viande ici est très très bonne. Toutes espèces confondues (même s'ils ont dû oublier d'emporter des moutons en quittant la Grande-Bretagne) avec une préférence pour le beuf qui est approximativement trois fois moins cher qu'à Paris!
3- Le vin Ontarien tient la route pourvu qu'on ne boive que du blanc. Pour le rouge, on ne trouvera pas grand chose à se mettre sous le palais qu'éventuellement un syrah ou deux d'Australie malheureusement.
4- Tant qu'on n'adopte pas un régime glace toutes les quatre heures (entre deux pizzas), soda pour seule boisson et beurre de cacahuète sur mes cookies, on arrive à ne pas prendre de poids. Promis: Lor et moi on n'a pas pris un gramme (ça me ferait mal). Les Canadiens n'ont donc aucune raison valable à afficher un taux d'obésité qui rivalise presque avec celui de nos chers voisins. Ceci dit c'est rigolo ça: si vous leur faites remarquer qu'ils sont effroyablement gros aux Canadiens (avec le tact naturel que vous nous connaissez), ils sont surpris, se considérant comme saufs de cette tragédie de la bouffe qui gangrène l'Amérique.
Ils sont fous ces ricains.
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