Rusty le pick-up
Ce week-end, on a commencé notre déménagement vers Burlington. Dès que la peinture sera terminée (notre propriétaire s'est subitement rappelé lors de mon coup de fil impromptu qu'il devait refaire la peinture...), on vous balancera quelques photos des pièces et de leur gigantesque vacuité. On n'est pas habitués à avoir tant d'espace; cool on pourra s'exercer à la salsa et au rock dans le salon sans devoir pousser les meubles (mais lesquels bon sang?).Première étape obligée: l'achat du mobilier indispensable donc. Si on a un 'goût inné pour la décoration d'intérieur' (comme tout un chacun ici), on trouvera son bonheur dans la multitude de magasins tous plus kitschs les uns que les autres. Le genre de magasin qui conviendrait parfaitement à un Deschien qui aurait gagné à l'Euromillion: tape-à-l'oeil à mourir et d'un goût exquis dans l'assortiment...
Comme nous n'avons visiblement aucun goût, nous nous sommes rabattus sur l'austérité suédoise bien connue afin de garnir notre intérieur (un lit, une table... voilà). A cette occasion, mes collègues allemands (encore eux! Mais qui sont-ils?) nous ont prêté Rusty. Rusty est un authentique pick-up Ford 150 du début des années 1980 qu ifleure bon le même parfum d'équipement intérieur que les taunus de mon enfance. Comme son nom l'indique, Rusty est tout sauf brillant, mais il est plutôt rigolo à conduire, même si il ne faut pas s'emballer pour passer la troisième en côte. En tout cas le bolide nous a bien rendu service pour rapatrier nos morceaux de bois du magasin bleu et jaune. De là à se promener tous les jours avec un véhicule qui consomme du 35 litres au 100, fait un potin du tonnerre et est démesurément lourd et malpratique, faut vraiment être un américain du nord pour y trouver un quelconque plaisir.
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