Premier éléphant

Publié le par MCM

070901-premier-elephant.jpgA force de faire le tour des parcs zoologiques ici ou là, nous commençons à avoir une idée assez précise de ce qui se fait de bien ou de moins bien dans les échantillons de biodiversité vivante. Dans ce registre, le zoo de Toronto ne restera pas dans nos mémoires comme un exemple de réussite.
En dépit du cadre (le Rouge Park à l'est de la ville, un espace préservé de cette fôret climacique d'érables et de chênes) et de la surface occupée, ce zoo réussit l'exploit de faire marcher ses visiteurs sur des kilomètres pour ne presque rien leur donner à contempler que l'artifice des huttes, des rochers et l'omniprésence des tables de pique-nique.
Il faut dire que c'est important la table de pique-nique, la famille canadienne débarquant au zoo armée de sa poussette double ou triple, mais aussi bien souvent d'un "chariot a bébé" à traction humaine, souvent rempli des accessoires indispensables de la journée: la glacière, les chips et éventuellement les enfants desquels il ne s'agirait pas d'user la plante des pieds déjà fragilisée par un taux inhabituel de gras saturés dans le sang.
Le parc, revenons au parc...
Le parc donc tient rarement ses promesses animalières, l'indigence et l'aridité des enclos laissant au mieux à voir des créatures hagardes, des carnivores stéréotypant à fond, et des hippopotames à peine capables de se tenir sous l'eau dans des bassins sans doute moins larges que le jacuzzi du canadien moyen. Finalement, ce sont encore les écureuils gambadant librement sous le couvert de la fôret qui ont l'air le plus en forme.
Les espaces les moins rates tiennent sans doute aux bâtiments censés réunir les animaux par affinités géographiques. Si c'est bien le cas, la cohérence systématique, et surtout le contenu pédagogique de la visite font pâlir. Je sais que l'on ne vient pas nécessairement au zoo pour apprendre des choses, que la contemplation peut suffire si l'objet le mérite (ce qui n'était guère le cas), mais tout de même: avoir la chance de disposer à la fois de rhinocéros d'Inde et d'un rhinocéros blanc (exemple pris au hasard), et ne même pas profiter de l'occasion pour en montrer les similitudes et les différences, c'est vraiment tenir le visiteur pour un indécrottable abruti.
Ce sentiment ne s'améliore guère lorsque l'on s'attarde près de l'entrée/la sortie. On y retrouve pas moins de DEUX magasins de souvenirs, l'un étant totalement dépourvu de livres et l'autre ne présentant quasiment que des ouvrages dédies aux... dinosaures... Parce que figurez-vous que les dinosaures sont à la fête au zoo de Toronto; ils sont en effet l'objet d'une exposition temporaire qui s'intercale entre "le zoo du quatrième age" et "Barbie fait du safari". Une exposition sur les dinosaures (live!) dans un parc zoologique donc... Et cela ne dérange personne. Il faut dire que les dinosaures, c'est tellement plus sympa que les loutres ou les castors; un stégosaure, ça ça en jette au moins, alors qu'est-ce que vous voulez qu'on en fasse de vos panneaux "espèces en voie d'extinction", qui semblent baliser le parc comme autant de signes d'excellence, puisque de toute façon notre belle science saura nous ramener incessamment tout ce qui a de la gueule. Et puis le reste, les rats nus du désert toutes ces conneries, sincèrement, on s'en fout un peu.
Près de l'entrée, vous trouverez également l'inévitable parc d'attraction pour enfants avec jets d'eau et piscine pour gros porcs intégrée, un régal pour les yeux. Juste dommage qu'ils n'aient pas eu la justesse d'insérer le tout au beau milieu de l'espace dédié aux Amériques.
Enfin, last but not least: LE SIMULATEUR!
070901-safari-ride.jpgParce que si certains parmi vous estimiez encore, pauvres archaïques, que l'on peut avoir envie d'aller au zoo pour approcher des animaux en trois dimensions, avec leur odeur, leur façon de rester la à ne rien faire parce que ce ne sont pas des bêtes de cirque, eh bien ceux-la risquent d'être déçus. Au zoo de Toronto, on ne vous propose pas moins qu'un simulateur de safari! Non, non vous ne rêvez pas: vous pouvez monter a bord d'une espèce de capsule spatiale qui va reconstituer pour vous les affres de la ballade en jeep au beau milieu de la savane, cerné par la faune sauvage tout ce qu'elle a de virtuelle et docile.
Pour moi ce fut la goutte de trop. Sincèrement, heureusement que Tybalt a pu voir en vrai ses premiers éléphants d'Afrique, cela nous a presque sauvé la journée.
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Publié dans intothewilderness

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C
C'est marrant que tu mette en relation politique et auteurs mots. Au prochaines élections je voterai TIBERI (parce qu'il aime les électeurs morts...) et même s'il ne se présente pas. J'aime bien les candidats absents aussi.Ou alors je vote pour Raymond Barre (paix à son âme...)Tout ça ne me donne pas envie d'arrêter de fumer !
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N
jack, j'ai les dents qui rouillent, la machoire qui se deboite et la langue qui pele a force de macher des chewing-gums.... C'est un bohneur sans nom. Du coup, toutes les excuses sont bonnes pour raconter n'importe quoi!! J'imagine que tu peux justifier que continuer de fumer est plus courageux que l'inverse et que ca te donne le droit d'ecrire n'importe quoi. J'en salive encore...
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J
nico, permets moi de m'insurger ... arreter de fumer pour avoir le droit de raconter n'importe quoi ... j'ai pas l'air fin moi maintenant ...
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N
Euh... il faut payer pour faire un tour de suppositoire savane? Je me pose juste la question de savoir si s'agit d'une version edulcoree de la vieille caisse a ressort de supermarche a but purement veinale ou si c'est sponsorise par le zoo et a but educatif?Celine, ton gout des auteurs morts se repercute-t-il sur tes choix politiques? Ne fais pas attention a ce que je viens dire. Ca n'a aucun sens. J'essaie d'arreter de fumer. Et c'est bien connu, essayer d'arreter de fumer ca te permet d'ecrire n'importe quoi dans les commentaires de blog... N'empeche, que j'irai bien chier dans le suppo savane, moi, pour leur apporter la 4D olfactive. C'est important ca, le cote olfactif. Et croyez en la parole de quelqu'un qui redecouvre l'odorat a 35 degres dans les minibus bondes, ca change la vie l'odorat...
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D
Ah bah ça !! C'est toujours plus facile de mettre en valeur des trucs morts empaillés ou siliconnés... ça s'appelle de la muséologie... plutot que de nourrir, soigner, mettre en valeur des animaux vivants avec leur humeurs, leurs coins, leur susceptibilité, leurs besoins...C'est toutjours la même choses avec les zoos. Le top, ça reste les réserves et sanctuaires, si possible directement en Afrique sur place. Dans celles que j'ai vues au Congo et au Sénégal, c'était plutot bien organisé. Un bon intermédiaire entre les besoin et attentes des touristes/visiteurs et celles des animaux.Il ne reste plus qu'à se cotiser pour offrir un billet d'avion à Tybalt pour ses 3 ans (histoire qu'il puisse courrir et aller "déranger" qq antilopes et autres mamifères)...
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