Faudra quand même un jour qu’on m’explique à quoi ça sert. Je veux dire : à part faire un tri immédiat en éliminant 25% des candidats pour la raison on ne peut plus débile de non complétude du dossier ou de délai non respecté, je ne vois vraiment pas à quoi ça sert, les listes de qualifications.
Une espèce d’archaïsme à la française, une vieille règle comme on les aime bien ; ce serait napoléonien que cela ne m’étonnerait même pas : on aime bien nous les trucs qui datent et sur lesquels on peut apposer des heures de gloire perdues. Connerie oui.
Les qualifications ce sont les plus débiles inanités du système de recrutement universitaire français. Un filtre de plus qui est censé trier les candidats entre ceux qui seraient aptes à être recrutés en tant que maître de conférences (et dont au final il ne pourra rester que les 5% d’élus de toute façon) et ceux qui ne le mériteraient même pas : les abrutis à qui on aurait octroyé un diplôme de docteur, par erreur certainement, puisque cela ne leur servira jamais à rien qu’à briller en société comme si on leur avait décerné la médaille du mérite.
Mais qu’on me dise à quoi ça sert vu que de toute façon, in fine, les candidats qui seront recrutés ici ou là seront inévitablement ceux qui auront été co-optés par tel ou tel, qui auront déployé des trésors de carriérisme politique ou qui auront simplement été chanceux de tomber là où de toute façon on attendait personne.
Alors franchement : nous autoriser à postuler en tant que faire valoir de tel ou tel pour faire « de beaux concours », est-ce que cela nécessite vraiment cette étape ridicule et inutile des qualifications ?
Inutile pour ce que j’ai déjà dit et ridicule parce qu’à l‘évidence c’est du grand n’importe quoi. Je sais pas si vous avez déjà rempli des dossiers de qualifs mais on sent vraiment qu’ils existent juste pour vous emmerder ferme. On vous y demande des tas de trucs futiles, du genre le titre de votre thèse, comme si n’importe lequel de vos rapporteurs risquait même d’y poser le coin d’un œil distrait, qui sait peut-être entre deux soupirs exténués, deux corrections de copies de licence.
Non content de vous demander une tonne de paperasse (que je me garderai de détailler tellement c’est débile) par la poste (bien sur, un e-mail ça sert à rien, c’est pour les cons), les commissions CNU n’ont rien trouvé de mieux que de vous demander de remplir en plus, une fiche synthétique qui reprend absolument tous les éléments que vous leur avez déjà envoyés par ailleurs. On vous y demande aussi un Impact Factor de chacun de vos papiers, des fois que vous ayez que ça à foutre vous : vous soucier de l’IF des journaux dans lesquels vous publiez.
Avec ça je me demande bien ce qui lui reste à faire à votre rapporteur sinon négligemment mettre un oui ou un non sur votre connerie de dossier en fonction de son état d’esprit du moment. Ou de ce qu’il trouve que vous publiez dans des journaux sympas ou pas. Quant à jeter un œil critique et pertinent à vos travaux faudrait pas pousser, il n'a pas que ça à foutre le bougre, il est occupé : il est chercheur, vous comprenez. Un de ceux qui ont mérité d’avoir un poste alors vous avisez pas d’imaginer qu’ils auraient encore quoi que ce soit à apprendre. Ou quelque savoir vivre à démontrer, du genre accuser réception de votre dossier quand vous vous fendez d’un message gentil qui ne demande rien de plus.
Ce soir, désolé, mais j’emmerde la recherche française : qu’elle crève dans son marasme cette conne. Après tout, ce serait un juste retour des choses.
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Voilà, ça y est: au moment où vous lirez ce message, nous serons en route pour la France. Y'a de l'impatience partout de notre côté. Apparemment, on risque de vous apporter la neige.
Dix jours c'est court. A peine revenus de ce périple gastronomique en terre gauloise a-t-on cédé à un sommeil sinon réparateur au moins nécessaire à la mesure des cernes qui nous couraient sous les yeux et du
Voilà. Ca fait déjà huit mois. Il s'en est passé des choses depuis ce 15 mai où je survolais pour la première fois les hauts-fourneaux d'Hamilton.
Visiter les 'restaurants' canadiens est parfois l'occasion d'une franche rigolade ou d'un redoutable effroi. Le plus souvent, l'effroi se manifeste au dessert, comme dans le cas présent. Voyez ci-dessus un extrait de la carte des desserts d'un restaurant dont nous tairons le nom.
Je sais que parmi vous, il y a des joueurs.
Je voulais vous faire un petit topo sur comment je m'habille pour affronter le froid, le temps de faire le chemin entre la maison et le bureau. En moyenne, 15/20 mn de marche. Je rappelle qu'ici, ces temps-ci, il fait en moyenne -10°C. Je ne parle pas en température ressentie. Là, vous pouvez enlever entre 5 et 8°C. Ce matin, Régis a voulu faire le malin en sortant en tee-shirt à -10°C, il s’en ait mordu les doigts (enfin, le peu qui lui en restait…)
Bon, ben je suis déçue... Je pensais qu'il y aurait au moins un ou une qui trouverait la bonne réponse...
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